Le samedi 7 mars 2020 à 15h à Valberg, Médiathèque départementale 

La physique quantique est apparue au milieu du 20e siècle pour décrire le monde des atomes mais également les interactions lumière-matière. Les concepts contre-intuitifs qui en découlent laissent aujourd’hui encore des traces au travers d’image étonnantes, tel que le chat de Schrödinger qui serait vivant et mort à la fois.
Quelles applications pour cette théorie couronnée de succès ? Pourquoi la commission européenne a-t-elle décidé d’investir 1 milliard d’euro sur les applications liées aux technologies quantiques d’ici 2020 ? L’ordinateur de demain sera-t-il quantique ? Nous verrons ce qu’apporte la physique quantique à la théorie de l’information et pourquoi les enjeux technologiques sont si importants.

Oliver Alibart est enseignant-chercheur à l’Institut de Physique de l’université Côte d’Azur (UCA/CNRS). Il a fait ses études au magistère de physique de l’université d’Orsay (Paris XI) puis a effectué une thèse sur les sources de photons uniques à l’université́ de Nice, suivi d’un post-doctorat sur les sources de paires de photons intriqués à l’université de Bristol (Angleterre). Actuellement, il travaille dans le domaine des technologies quantiques sur des solutions à base d’optique intégrée sur puce pour produire et manipuler des états quantiques avancés pour les communications quantiques.

Illustration : Le chat de Schrödinger illustre un concept de la physique quantique selon lequel un système quantique peut être dans une superposition d’états mais qu’il ne peut être mesuré que dans un seul état déterminé de manière aléatoire. Un chat dans une boite en présence d’un danger aléatoire peut être soit mort (50%) soit vivant (50%). Ce n’est qu’en ouvrant la boite que l’on va savoir dans quel état il est réellement.
BY Gerd Altmann