Le Jeudi 5 mars 2020 à 19h à Sospel, Médiathèque

De nouvelles formes de biens et services (co-voiturage, achat d’occasion, électricité verte …) émergent et renouvellement les modes de consommation. Au niveau des ménages, qui sont les citoyens qui vont vers ces nouvelles formes de consommation « dites durables » et quels sont leurs valeurs ? Ces nouvelles formes de consommation sont au cœur de nombreux  paradoxes et disparités géographiques qui conditionnent en partie les décisions et actes des consommateurs. Ces changements doivent aussi être considérés sous l’angle du statut social. Pour certaines catégories de ménages, ces nouveautés peuvent sembler une utopie, difficile à mettre en œuvre, voire un discours à rejeter qui fait peur et peut même signifier un déclassement social. Les ménages et citoyens sont pris entre de nombreuses injonctions contradictoires et mettent en place certaines pratiques de réduction de la consommation tout en aspirant à faire plus ….. sans forcément y parvenir. Les psychologues connaissent bien ce phénomène qu’ils nomment l’écart entre les intentions et les actes. Dans cette optique, nous apporterons des résultats pour identifier ces nouvelles tendances et montrerons que ces nouvelles formes de consommation engendrent aussi de nouveaux défis environnementaux.

Nathalie Lazaric est directrice de recherche CNRS à l’Université Côte d’Azur. Ses recherches actuelles portent sur les habitudes et routines de consommation et les enjeux de la transition écologique. Elle dirige l’équipe ESIA (Eco Système d’Innovation et Apprentissage) au GREDEG (Groupe de Recherche en Droit et en Economie).