Jeudi 6 février 2020 à 19h à Sospel

Einstein est sans conteste le plus grand physicien des temps modernes. Pour autant, l’appréciation de ses apports scientifiques ne va pas sans ambiguïtés. Par sa théorie de la relativité (assez malencontreusement dénommée d’ailleurs), il accomplit une réforme radicale plus qu’une révolution inattendue, et achève l’édifice de la physique classique. Sa contribution à la théorie quantique, en revanche, inaugure une toute nouvelle physique, devant laquelle il restera d’ailleurs réticent. Mais, par-delà la nécessaire présentation des travaux d’Einstein, il faut s’interroger sur leur réception et leur écho public, phénomène plus culturel que scientifique, et au demeurant intimement lié à la complexe histoire des rapports entre science et société au XXème siècle.

Jean-Marc Lévy-Leblond est physicien (théoricien), épistémologue (expérimentateur) et « critique de science ». Il est professeur émérite de Université Côte d’Azur et a enseigné dans les départements de physique, de philosophie et de communication. Il est directeur des collections scientifiques des éditions du Seuil, et de la revue Alliage (culture, science, technique) et auteurs de nombreux articles scientifiques spécialisés et d’ouvrages de recherche (principalement sur la théorie quantique et la théorie de la relativité), ainsi que de plusieurs essais sur les rapports entre science et société, en particulier du point de vue de la culture