Le samedi 15 février 2020 à 15h, à Saint-Martin-Vesubie, Médiathèque départementale

L’étude des réseaux de transport et de leur saturation, qu’il s’agisse de routes ou de transport d’information par l’INTERNET ou d’autres réseaux, pose la question de l’effet collectif de comportements individuellement « optimaux », c’est à dire égoïstes. Des questions de même type apparaissent dans la théorie de l’évolution biologique, où la sélection naturelle agit sur des individus mais c’est son effet collectif qui façonne les espèces. Ce problème de l’effet collectif de comportements individuels relève d’une branche de la théorie des jeux, et d’un même concept qu’on appelle « équilibre de Wardrop » en théorie des réseaux et Stratégies évolutionnairement stables (ESS) en biologie évolutive. Une forme de l’« équilibre de Nash » de la théorie des jeux, une théorie inventée pour ses applications en économie.

Pierre Bernhard est directeur de recherche émérite à l’Institut National de Recherche en Informatique et Automatique (INRIA) à Sophia Antipolis, dont il fut le fondateur et premier directeur. Il travaille actuellement dans le projet Biocore dont le but global est de contribuer à préserver l’environnement en développant de nouvelles sources d’énergie, en évitant la pollution des eaux ou l’utilisation de produits chimiques pour les cultures. Ayant commencé sa carrière à l’École des Mines de Paris, il a été professeur des universités, à Paris et à Nice. C’est un spécialiste de la théorie des jeux dynamiques.